Grand Autre dans la psychose

Le psychotique ne reconnaît pas le grand Autre en tant que lieu des signifiants. Par conséquent, il n’a pas la capacité d’utiliser le langage comme mécanisme de structuration signifiante au niveau du travail de l’inconscient.
La forclusion de la structure du grand Autre signifie que la structure langagière du grand Autre manque au psychotique.

Grand Autre dans la névrose

Pour différencier les trois grandes névroses, il se révèle pertinent de considérer l’inter-signifiance au lieu de l’intersubjectivité, c’est-à-dire de s’appuyer non pas sur « le rapport du sujet avec son entourage », mais sur l’intrigue théâtrale du sujet barré avec le signifiant :
— l’hystérique est lui-même le signifiant ;
— l’obsessionnel contrôle et maîtrise le signifiant ;
— le phobique se défie du signifiant qui est mensonge.

Le transfert est une inter-signifiance spécifique

Le transfert prend appui sur une relation d’inter-signifiance spécifique au cours de laquelle un sujet barré s’adresse à un autre sujet barré en lui prêtant le statut d’un « sujet supposé savoir » … des secrets.
En situation de cure analytique, le transfert se manifeste lorsque l’analysant se comporte spontanément avec l’analyste comme s’il attendait de lui une issue à la question du désir.

L’interprétation provoque une coupure

L’interprétation est une intervention qui provoque la coupure signifiante, celle que le désir engendre automatiquement. L’interprétation opère au niveau de l’énonciation en tant que « citation d’un énoncé » qui n’a pas besoin d’exister. Elle n’a pas à être vraie ou fausse. Elle ne sert surtout pas à comprendre. Néanmoins, elle doit déclencher un acte de coupure.

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