Fantasme

Le désir vise l’énonciation ; néanmoins, en accompagnant l’ascension de la demande, il rencontre d’abord le raccourci du fantasme qui se présente comme une solution en forme d’échappatoire avec laquelle il est volontiers tenté de se laisser séduire par l’aubaine de plaisirs immédiats.
De même que la structure de l’angoisse, la « logique du fantasme » exprime la logique humaine, c’est-à-dire la question du rapport du sujet au corps.

Narcissisme

La relation narcissique édifie le moi à partir de l’image du corps, et continue à l’enrichir sans cesse pendant toute la vie du sujet. En tant que signifiant dans le psychisme, le moi apporte au sujet un lien direct avec la représentation perceptive du corps, venant à la fois compléter et consolider la prise de connaissance du corps à l’étage de l’énoncé telle que la confère le corps structuré.

Étages du graphe en court-circuit

L’étage du narcissisme et celui du fantasme consacrent une revanche de la fonction imaginaire. En effet, en s’offrant des escapades sur les sentiers de l’imaginaire, le sujet échappe aux chicanes de l’ordre symbolique, et peut musarder en grappillant des fragments de significations instantanées. On parle de court-circuit pour mettre en valeur le rôle joué dans ces deux solutions par la satisfaction immédiate.

Désir d’énonciation

Apparaissant « entre l’énoncé et l’énonciation », le désir est désir d’énonciation, d’un « pas de sens » par rapport au discours courant. Il tente de garantir que la demande, qui représente la relation sociale du sujet, traversera tous les niveaux de l’inter-signifiance sans se limiter à assouvir le besoin. Pour cette raison, « l’énonciation est toujours énonciation désirante ».

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